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ECOLE LIAO CH'AN QI GONG - Qi Gong/ Méditation/ Médecine Chinoise   www.ecole-qigong.com

INTERVIEWS DE LIAO YI LIN

Extrait du nouveau livre de Liao Yi LIN, « L’Art de Soigner » Éditeur Guy Trédaniel Avril  2017 :

Formation Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)

Chaque stage est conçu avec une pratique et un thème précis pour une transformation de l’être. Cette formation n’est pas seulement une formation professionnelle, maris aussi une transmission de la lampe, une lampe qui éclaire sur la vie.

« Dans mon école, depuis 5 ans, je fais de mon mieux pour donner un enseignement complet de ces méthodes de soin. Afin d’approfondir davantage le sujet, à partir de 2017, je réalise un nouveau programme encore plus avancé avec l’enseignement des 4 grands classiques :
Huang Di Nei Jing , Pin Hu Mai Hsuen (L’Étude des Pouls de Li Shi Zhen) par les stages de diagnostics divers (pouls/ visage/ main/ oreille/ ventre)
Ben Cao Gang Mu Compendium Général de Remèdes chinois et Zhang Han Lun de Zheng Zhong Jing pour les plantes médicinales par les stages de phytothérapie et de diététique chinoise. Comme disait le renommé médecin Bian Que, dans l’un des plus grands traités de la médecine
chinoise Nan Jing, « Classique des difficultés » :
« Le thérapeute supérieure traite la maladie avant qu’elle se manifeste. Le médecin médiocre
traite la maladie qui est déjà là… »

Au Centre Liao Ch’an Qi Gong, je donne des clés pour faire un travail plutôt préventif pour le grand public.
Il est important pour chacun de comprendre comment éviter d’être atteint par de graves maladies, et d’apprendre à bien diagnostiquer soi-même son état de santé. Vous apprendrez à maintenir et renforcer les énergies de vos 5 organes, afin de retarder le vieillissement.
Pour les thérapeutes, il est conseillé de connaître un maximum des méthodes pour faire un bon diagnostic avant de bien soigner. Pendant les trois à huit ans de formation, plusieurs stages uniques et divers de diagnostics sont organisés :
www.ecole-qigong.com/stage-diagnostic-mtc

Je fais découvrir l’esprit et la base de la médecine chinoise par l’enseignement d’extraits clefs du Huang Di Nei Jing : livre-médecine qui fait place à l’union entre la nature et l’homme. On y trouve comment vivre en harmonie, gérer ses émotions, ne
pas tomber malade, et si on est malade comment traiter corps et esprit. Ce grand traité de médecine, vieux de plus de 2 000 ans, délivre une sagesse de vie infiniment précieuse pour l’homme moderne souffrant du bouleversement des saisons comme de la pollution, dustress, des angoisses… Il est une porte ouverte sur la vie saine et heureuse :
www.ecole-qigong.com/huang-di-nei-jing-livre-sacre-pour-comprendre-la-sante-de-lhomme

Je fais partager les bons usages et les bienfaits des plantes médicinales chinoises adaptés aux temps modernes. Durant chaque stage sur les thèmes de la médecine chinoise, je prends les cas des participants pour faire le diagnostic et leur présente des
remèdes qui leur conviennent afin d’améliorer leur santé. Je sélectionne des tisanes simples issues du grand classique de la phytothérapie chinoise, et explique la nature de chaque remède en détail selon Shen Nong Ben Cao Jing. Ces remèdes, trésors de la médecine orientale depuis plus de deux mille ans, restent étonnamment efficaces même aujourd’hui. Dans « Shang Han Lun » et  « Jin Gui Yiao Le » , le grand médecin Zhang Zhong Jing nous a transmis les recettes naturelles précieuses qui sont encore valables, et méritent d’être comprises par le monde entier : www.ecole-qigong.com/phytotherapie-chinoise-plantes-medicinales

Plus j’avance sur cette belle voie, plus je me dis que le corps humain est physique, bio-énergique, naturel, et non chimique, radiographique, électronique. L’esprit de l’Homme est Liberté et Amour, il est métaphysique et spirituel, pas mécanique, robotique et dogmatique.
Notre bonne santé dépend de cette juste direction. L’homme moderne souffre énormément de son corps sans savoir pourquoi, ni comment sauvegarder son être serein et sain. Je présente la médecine chinoise avec passion, ce n’est pas pour l’argent, le prestige, la gloire et le pouvoir. Je vois la souffrance autour de moi, je sais d’où elle vient, pourquoi elle est là et comment l’éviter, alors je ne peux m’empêcher de vous tendre la main. C’est parce que je suis fortement convaincue que le monde a besoin d’une médecine humaine, naturelle, expérimentée, prouvée par l’histoire de son efficacité. Cette transmission
de la lampe lumineuse est portée par des personnalités remarquablement intelligentes et travailleuses, tellement morales et si courageuses.
Je suis honorée d’avoir cette chance de vous présenter leurs innovations les plus récentes, les plus avant-gardistes, et surtout les plus réussies dans mon centre.
Je souhaite que de plus en plus de monde profite de cette merveilleuse richesse et cet enseignement authentique.  » – Extrait du nouveau livre de Liao Yi LIN, « L’Art de Soigner » Éditeur Guy Trédaniel Avril  2017

POUR LES DÉTAILS DES TROIS FORMATIONS QI GONG + MTC+ MÉDITATION,

CONSULTER LE NOUVEAU SITE DU CENTRE  : www.ecole-qigong.com

Interviews de Liao Yi Lin

 

  INTERVIEW LE PLUS RÉCENT DE LIAO YI LIN SEPT 2014 Cliquer sur : link

Sur cette page :
- Interview par Sophie Baignière paru dans Yoga Santé (mars 2008)
- Interview par la revue le 3ème Millénaire en octobre 2008


Interview de Liao Yi Lin en mars 2008 apparu dans Santé Yoga, proposé par Sophie Baignière

Aimer d’un amour plus spirituel

Liao Yi Lin

 

 

 

 

 

CouvertureLiao yi lin enseigne sous forme de stages le Qi Gong et la méditation Ch’an (zen). Elle vient de publier « L’art d’aimer à la chinoise », un livre qui parle d’amour à travers les fondements de l’alchimie taoïste sexuelle. Également réalisatrice, scénariste et productrice, elle se dit « être un pont entre l’Orient et l ‘Occident » pour diffuser la sagesse orientale .

1- Pourquoi, selon vous, « les Hommes et les Femmes en Occident ont du mal à s’aimer » ?

Ici, l’homme moderne est beaucoup dans le mental ou dans le biologique, plus beaucoup dans le cœur. La femme a surtout besoin d’amour avant la sexualité, c’est ce décalage qui les sépare. En Occident, la séparation est très fréquente car il y aussi un problème d’individualisme. Si chacun a un ego immense, ils ne peuvent se rencontrer. Il faut laisser tomber le mental, retrouver la sensation, le sentiment. L’Homme moderne a perdu sa spontanéité, son élan naturel à la joie. La civilisation a développé le matérialisme au prix de perdre l’amour, la nature. Dans les tribus primitives que j’ai visité en Chine ou en Amazonie, les activités principales sont le chant, le danse, l’amour. L’homme moderne doit retrouver le sens de la fête et un amour plus spirituel, plus profond.

2- Vous proposez des stages de Qi Gong pour apprendre à aimer mieux…

J’ai initié une série intitulée « parfum de femme » pour redonner à la femme sa grâce et sa féminité qu’elle a souvent égarée à travers son rôle et ses responsabilités accrues dans la société.Ces mouvements travaillent la fluidité, la beauté et permettent d’incarner la sagesse féminine et les qualités de générosité et d’indulgence. Quant aux hommes, ils ont parfois perdu leurs qualités masculines comme celle d’être solide comme une montagne, audacieux, généreux. Souvent, ils ont peur de la femme, des responsabilités du rôle de père alors que c’est un honneur d’avoir une femme à ses côtés et d’éduquer ses enfants. Le Qi-gong de l’homme l’aide à retrouver cette énergie dynamique, rassurante et à incarner son yang.

3- En quoi Yoga et Qi Gong se ressemblent-ils ?

J’aime beaucoup Osho. C’est pour moi un grand maître qui a été très mal compris et condamné. Il est temps de reconnaître son influence dans de nombreux mouvements spirituels. C’est un vrai spécialiste du Tantra et a beaucoup parlé de yoga et d’autres disciplines spirituelles d’une manière brillante. En le lisant, je me suis aperçue que le prana était la même chose que le Qi, énergie vitale et que le Yoga, comme le Qi Gong, fait le lien entre notre propre corps et le corps cosmique. Les Hindous parlent des sept chakras, les chinois parlent des trois Dan Tien, mais il s’agit de la même idée de divisions du mental pour comprendre l’énergie humaine. Toutes ces sagesses ont le même but, « on pointe sur la même lune ».Dans la pratique du Yoga comme du Qi Gong, il s’agit de développer la souplesse du corps, inspirer un bon air et expirer en chassant l’énergie négative. Certains mouvements de yoga sont très proches de ceux en Qi Gong et ont pour même but de faire circuler tout ce qui stagne afin de nous retrouver nous-même et être en accord avec le cosmos. Historiquement, lorsque les maîtres de yoga sont arrivés en Chine ancienne, Hindous et Chinois ont pu s’enrichir mutuellement en savoir et s’influencer.

4- Et sur le plan de la sexualité, quels liens existent t-ils entre Taoïsme et Tantra?

Il y a de nombreuses ressemblances puisque tous deux nous invitent à accepter et transcender la polarité. On donne de la place à l’amour, la sérénité et la spontanéité. Ce n’est pas comme au cinéma où l’on nous montre des scènes d’excitation, de passion, de vulgarité. La sexualité est tombée très bas. Le Taoïsme et le Tantra élèvent l’énergie sexuelle afin de vivre cette alchimie interne yin /yang et ainsi accéder à la lumière de l ‘amour. La sexualité, lorsque l’on dépasse ses névroses, ses obsessions nous permet l’accès au lien spirituel. En retrouvant la sensation, le toucher, le plaisir d’aimer, en amenant l’énergie vers le cœur, l’orgasme devient plus subtil et nous permet de rejoindre le cosmos.

5- Que pensez-vous de la culpabilité souvent associée à la sexualité occidentale ?

Les hommes et les femmes en Occident ont souvent du mal à entrer dans la joie de vivre car ils ont reçu une éducation catholique où l’Homme est coupable avec cette notion de sacrifice et de Christ souffrant. L’enfant se sent coupable de bouger ses hanches, d’être mauvais, de ne pas aimer assez ses parents et sa joie de vivre diminue. Beaucoup d’hommes ont du mal à aimer car ils sont restés ces enfants qui doivent aimer leur mère et n’arrivent pas à la dépasser. Il faut un travail psychothérapeutique pour mettre en lumière les névroses, les conditionnements issus de la famille, la religion ou la société. Personne n’est coupable dans l’amour. Aujourd’hui, la religion a moins de poids et la nouvelle génération est tombée dans une extrême liberté. Les jeunes ne croient plus en l’amour, ils sont sans foi, ni loi.Il y a toute une éducation morale à faire, une sagesse du monde à leur enseigner. En Occident, il y a beaucoup de philosophes et de saints capables de donner un chemin pour ces nouvelles générations qui ne croient plus en rien. En Asie, nous avons des sagesses anciennes. Je suis pour un monde de sagesses sans frontières .

6- Vos films semblent aussi aborder ce thème de « sagesse du monde »…

Dans « Le voyage à la source », un film que j’ai tourné sur le fleuve de Yangzi, j’ai voulu transmettre un peu de cette sagesse chinoise. La construction du barrage des trois gorges sur ce fleuve a causé beaucoup de dégâts naturels. C’est le symbole d’une Chine moderne qui cherche à s’enrichir au détriment de la nature. C’est aussi l’histoire de trois générations de femmes et de la transmission de l’amour à ma fille. Les films que j’ai fait ne sont pas des films commerciaux, mais plutôt des films de sagesse avec une cause à défendre comme en Amazonie où l’on a filmé une famille chamane pendant trois mois dans la foret, dans l’idée de défendre la nature.

7- Quels conseils nous donneriez-vous pour trouver le chemin de l’épanouissement dans l’amour ?

Il faut être vigilant de ne pas monter trop dans la tête. J’ai inventé un mouvement de Qi Gong intitulé « couper la tête ». Il s’agit de retrouver les sensations naturelles, redevenir un enfant innocent. Soit on est descendu trop bas dans les confins biologiques du sexe, soit on est monté trop haut dans la tête. Arriver à être dans le juste-milieu, dans le cœur comme un enfant plein de générosité et de joie, là est le chemin de l’amour. Chaque fois que l’on croit être amoureux, il faut se poser la question : Suis-je amoureux de cette personne ou de ma propre névrose ? Est-ce que le cœur est là ? S’il n’y a que la tête, si on réfléchit à plein de choses, on invente de faux prétextes qui nous empêchent d’aimer vraiment. Retrouver le silence, ce regard innocent sur l’amour sans peur, sans névrose. J’invite les gens à prendre conscience de leurs peurs. C’est souvent la peur d’être dévoré, la peur de perdre son ego, la peur de rencontrer l’autre… Regardez vos peurs et peu à peu elles disparaissent comme l’obscurité d’une chambre qui se dissipe avec la lumière de la flamme d’une allumette. Il ne sert à rien de fuir ses souffrances en se droguant ou en faisant l’amour avec n’importe qui. Avoir le courage de voir et d’écouter ses peurs puis les transformer en actions, exprimer ses sentiments, offrir un cadeau à l’être aimé... Je conseille à la femme d’avoir de la compréhension, de l’indulgence, de la compassion au lieu de se fâcher. Sinon, l’homme n’arrive pas à avancer. L’homme occidental a besoin de temps pour grandir.

© Santé Yoga - Voir le site de Santé Yoga


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Liao Yi Lin. Le temple du corps, la porte de l’âme.
3e millénaire : Pour l’occident, l’être humain, de même que les animaux et les plantes, sont vus de façon réductionniste comme des agrégats de cellules animés par une énergie bio électrique ou biochimique. Si l’on est malade, la médecine occidentale, par exemple, ne traitera que la partie malade sans s’occuper du reste. Cette vision mène à considérer que tout se vaut, qu’une cellule animale a la même valeur qu’une cellule humain puisque les deux ont le même mode de fonctionnement. Ainsi la biologie et la génétique mélangent-elles allègrement dans leurs éprouvettes les règnes et des espèces. La médecine moderne envisage par exemple de placer une greffe de cœur de porc dans un corps humain, le porc étant un des animaux les plus compatibles biologiquement avec l’homme. En bref, quelle différence de vision entre orient et occident quant aux effets de la science ?
Liao Yi Lin : La médecine chinoise a une vision très globale. On considère le système des cinq organes comme une unité. Si vous avez des problèmes au foie, il ne s’agit pas de soigner seulement le foie mais aussi le reste. L’énergie de la rate, de l’estomac, des poumons, des reins sont très importants pour les problèmes de foie ! Les chinois soignent donc la globalité des choses. Aujourd’hui, si on a un important problème à un organe, les médecins proposent tout de suite de l’enlever par voie chirurgicale. Retirer les organes est devenu une habitude. Pour nous, c’est très dangereux, car c’est casser l’harmonie du système organique, qui vit en situation d’interdépendance. C’est une vision issue du cosmos. Les chinois se sont inspirés de la marche du cosmos pour créer leur médecine. Nous faisons partie de la nature, nous ne sommes pas séparés du cosmos, et les organes ne sont pas séparés entre eux. Les choses fonctionnent ensemble. C’est la grande différence entre la Chine et l’Occident. Ici, tout est séparé, le corps et l’esprit sont séparés, comme l’homme et la nature. Pour l’Occidental, chaque organe est séparé des autres, chaque cellule est séparée. Pour nous, c’est le contraire. Si le foie est malade, nous regardons les ongles et les yeux, car ils manifestent l’état de santé de votre foie. Les gens qui ont des problèmes de poumons se distinguent par la couleur de leur peau, leur poils, les cheveux. Tout fonctionne ensemble. Une fois un morceau retiré, le reste se trouve dans le désordre. Dans la médecine chinoise, nous évitons au maximum les opérations. L’énergie circule dans le corps selon des chemins que l’on appelle méridiens. Si nous coupons un trajet, comment va passer l’énergie ? Il faut du temps après une opération pour que les organismes reprennent leur fonctionnement naturel. En Chine, nous avons découvert les méthodes d’anesthésie il y a 1700 ans par notre grand médecin traditionnel Hua Tou, qui a ouvert le ventre d’un patient atteint de grave maladie et avait lavé ses organes … Pourquoi la chine n’a-t-elle alors pas développé la chirurgie comme celle en Occident? Parce que l’accent est mis sur la prévention, on essaie de soigner avant que la maladie ne se manifeste, donc de capter les symptômes afin de rétablir l’harmonie, avant d’enlever quoi que ce soit. C’est une vision naturelle. Quand un organe est là, dans le corps, il a une raison d’être, ce n’est pas gratuit. Quand un enfant fait une grosse bêtise, vous pouvez le punir en le chassant dans le jardin et le faire revenir après à la maison. Mais vous ne pouvez pas couper nos organes et les remettre ensuite! Il faut d’abord comprendre, puis retrouver l’harmonie. S’il n’y a pas le choix, bien sûr, on fait le nécessaire. Mais ici, en occident, la situation est catastrophique. J’ai beaucoup d’élèves qui ont un rein en moins, ou l’utérus, ou un sein, ou la vésicule biliaire. L’homme n’est pas un objet, il est très précieux C’est une unité de l’esprit et du corps, une âme incarnée dans un corps. Couper quelque chose dans le corps peut risquer de blesser l’âme. Je souhaite fort que des méthodes diverses comme la médecine chinoise, la médecine tibétaine, la médecine indienne traditionnelle ayurveda, l’hypnothérapie, l’homéopathie, phytothérapie et aromathérapie devraient être officialisées au même titre que la médecine allopathique en France… En Chine, je témoigne de beaucoup de cas où l’on a réussi à soigner de graves maladies avec des méthodes douces sans effets secondaires négatifs… Dans un monde qui vénère la rapidité, l’homme morderne me semble tellement stressé qu’il ne se donne plus le temps de se guérir d’une manière naturelle…
Somme toute, pour la vision chinoise, l’être humain n’est pas une machine. Ce n’est pas un robot pour lequel on peut remplacer une pièce par une autre sans que cela n’altère son fonctionnement ? On peut aussi penser à la vision qu’un médicament précis peut soigner une maladie donnée, en négligeant largement les effets de ces médicaments sur les autres organes (les effets dits secondaires). Cet esprit découle aussi d’une vision de l’homme comme une mécanique, une vision qui considère l’homme comme un assemblage de morceaux.
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Tout à fait. Pour moi, il est nécessaire de développer une conscience de l’état de notre corps. Nous sommes responsables de notre santé. Ici, les médicaments, les opérations, sont remboursés, aussi la facilité est dans l’oubli du corps. Au moindre souci, on prend un médicament et c’est terminé. Cette mentalité devrait être changée. Laisser l’autre décider de l’état de notre corps est très dangereux. Une fois que nous sentons un malaise dans la vie quotidienne, nous devons nous interroger : pourquoi mon foie est-il atteint ? Est-ce que je mène une vie trop stressante ? Ai-je des colères trop refoulées ? Il y a ensuite tout un ensemble de médecines douces pour restaurer notre santé : les plantes médicinales, le yoga, le qi gong, etc. Tout cela est présent pour essayer de soigner avant d’enlever quoi que ce soit. L’opération chirurgicale fait en effet partie du conditionnement occidental que je vis ici. Le médecin ne réfléchit pas, il agit selon ce qui lui a été enseigné. Il y a un problème : on opère ! Pour les patients, le mécanisme est celui de laisser le médecin prendre toutes les décisions. Si le médecin vous explique que vous avez un cancer, il vous propose l’opération et la chimiothérapie. Les gens ont peur de mourir, et se disent que c’est la seule solution. Je crois que c’est la pire des solutions. Déjà, arriver dans un état de grave maladie ne devrait pas être possible, sauf cas extrêmes. Il faut réellement développer une conscience de son corps. Nous sommes maîtres de notre corps, nous devons vivre notre corps comme nous vivons avec notre amour, avec beaucoup de tendresse. Ce n’est pas un objet, mais le temple de notre âme. L’orient considère le corps comme le premier temple. C’est grâce à lui que nous pouvons atteindre des niveaux supérieurs de conscience. C’est grâce à ce corps que nous sommes en ce monde. Grâce à lui que nous pouvons vivre une vie joyeuse et heureuse. C’est donc toute une mentalité à changer.
Cependant, cette mentalité poussée à l’extrême proposera des solutions à l’affaiblissement du corps résultant du mode de vie artificiel dans lequel nous plongeons de plus en plus profondément. Comme probablement des remplacements d’organes naturels par des artificiels, des implants semi-organiques, qui pourront venir en soutien de la mémoire, de certains organes (aujourd’hui déjà les implants cardiaques), donc nous soutenir physiquement et psychiquement…

 

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La vision orientale repose sur le respect de la nature. Ce respect permet de mieux vivre, de mieux comprendre la vie. En occident, on fonctionne beaucoup par la tête. La technologie moderne est le résultat de ce mental excessif. Toute cette technologie et le conditionnement qui va avec est un symptôme de l’Occident. C’est un symptôme de maladie. Nous avons besoin de cette technologie dans très peu de cas, lorsque le problème est incurable, lorsque l’on est au bout de tous les autres traitements. Mais justement, il faut éviter d’en arriver là ! Car une fois l’organe remplacé par quelque chose de mécanique, l’être humain se trouve éloigné de sa nature. Dans le milieu du cinéma que je fréquentais en France et aux Etat-Unis, tout est refait, les seins, la bouche, le nez. On ne sait pas qui l’on a en face de soi ! Vous n’en sentez pas l’existence, tout est tellement faux et artificiel ! Aujourd’hui, cette maladie se répand aussi en Chine. Les parents offrent une opération esthétique pour leurs enfants qui ont réussi le Bac ! Hup, un grand nez et des gros yeux occidentaux… Si dans le corps tout est artificiel, que reste-t-il de réel, que reste-t-il de l’être humain ? De plus, une opération est une violence faire au corps. Et rien n’est plus violent que de se faire retirer des morceaux de nous qui sont très précieux, indispensables pour le développement naturel. Donc, si on remplace un organe malade par un organe artificiel, il y a éloignement de la nature, et il y a affaiblissement. Un deuxième organe artificiel va peut-être commencer à ne plus fonctionner correctement, et la médecine proposera de le remplacer aussi ? C’est sans fin, jusqu’à ce qu’il ne reste rien. Pour moi, déranger le fonctionnement naturel du corps, c’est entrer dans un cercle vicieux sans fin. Les gens doivent comprendre qu’une opération violente ne soigne pas. Les effets secondaires se manifestent sûrement un jour ou l’autre. C’est très évident pour ce qui est des cancers. Je connais une femme qui a eu cinq opérations de suite…Hup, plus de l’utérus, de vessie… Jusqu’au jour où elle meurt… Il y a là-dedans une question de psychologie. Je réalise que j’ai un gros problème de nature organique, et on me propose de remplacer un ou plusieurs organes par quelque chose de nouveau. Cela paraît extraordinaire, on repart tout neuf dans une nouvelle vie. C’est bien sûr le mental qui voit les choses comme ça !
Vous évoquiez l’unité de l’esprit et du corps. Le fait d’accepter que son corps devienne en partie artificiel aurait-il une conséquence sur le « mûrissement » de l’âme ?
Mais oui. Et pourquoi laissons-nous notre âme être mutilée de cette sorte ? Parce que nous ne sommes pas heureux. Pourquoi notre âme n’est-elle pas heureuse ? C’est cela qu’il faut traiter. Une personne malheureuse commet des actions qui l’empêchent d’être heureuse. Par exemple, un enfant battu ne reçoit que la destruction de la part de ses parents. Même s’il rencontre une fée ou une princesse, il détruira son amour, inconsciemment. Une opération chirurgicale est pour moi la même chose. Se laisser mutiler est un symptôme pour dire que nous sommes malheureux. Il faut plutôt chercher à comprendre ce malheur, sa source, et trouver les méthodes douces pour soigner. C’est là que se trouve le chemin de guérison. C’est un chemin de conscience, un chemin spirituel… Il ne faut pas ajouter une autre violence qui détruira notre corps, et notre âme. C’est là un très mauvais virage que prend le mental, mais qui fait partie du conditionnement de l’homme moderne. La société par les médias est très puissante à nous imposer des remèdes artificiels. C’est un abus de la technologie. Or, s’aimer soi-même, aimer son corps, est le premier pas vers la paix intérieure et la paix du monde. La technologie pourra alors être utilisée de façon juste. Je ne suis pas contre la technologie, elle a de nombreux aspects positifs. Mais la technologie doit donc être conduite avec notre conscience.
Cependant, cette conscience semble faire défaut aujourd’hui. Par exemple, nous croyons, justement de façon inconsciente (mais largement flattée par les images de la publicité), trouver une réponse à tous nos maux dans la technologie. Nous avons l’impression de pouvoir attraper quelque chose, se remplir, dans les images mouvantes sur leurs écrans. Mais il n’en reste que du vent…
L’homme moderne vit une vie aliénée. Le problème est que les gens n’aiment plus. Ils restent fixés pendant des heures sur leur écran. Ils sont dans un monde imaginaire, et n’ont plus de contact humain. De nombreux jeunes qui passent leurs journées devant l’ordinateur ne savent même pas ce qu’est une femme, dans la réalité. On donne aux enfants des ordinateurs et des jeux électroniques. Ils s’absorbent dans un monde imaginaire et y dilapident leur énergie parce qu’ils n’arrivent pas à affronter le monde réel. C’est une échappatoire, et ça crée un conditionnement terrible. Et cela parce qu’ils ne reçoivent pas un amour juste. Si les enfants se détruisent les yeux et les organes devant les ordinateurs, où va notre avenir ? Je pense à des situations de personnes divorcées, où il subsiste beaucoup de rancœur chez les parents, et les enfants se trouvent au milieu de cela. Les parents ne savent souvent pas comment élever, orienter leurs enfants. Souvent les parents pensent être plus sage que leurs enfants, mais ne le sont pas en réalité. Le travail commence donc par les adultes. Confucius disait de bien incarner la conscience soi-même. Chacun devrait ainsi méditer, trouver le calme au moins 5 à 10 minutes chez soi par jour, retrouver la conscience de soi, à travers le corps. Etre soi-même en harmonie. Puis dans la famille, que notre couple arrive à incarner l’amour et la joie pour donner un bon exemple à nos enfants…, si nous leur imposons les conditionnements injustes, les idées préconçues et rigides … Soyons donc concrets. D’abord soi-même, la famille, puis dans notre profession, dans l’entourage des amis. Comment vivons-nous ? Comment sommes-nous ? Arrive-t-on à donner de la conscience et l’amour dans notre milieu professionnel, avec nos amis puis dans la société, dans le pays, choisissons-nous avec conscience notre gouverneur, qui aime vraiment le peuple mais pas le pouvoir ni le prestige, et qui met en place des lois aux faveur de la santé des gens etc…?
La conscience, c’est le déconditionnement. La vraie moralité, la vraie conscience, vient tout d’abord du déconditionnement. La bonté, la moralité, la justice, la beauté, tout cela va ensemble. Quand on est dans la conscience, on sait ce qui est juste, ce qui est beau, naturellement. Comme le disait Osho, il est temps de développer la science religieusement, et soyons religieux avec un esprit scientifique. Tout cela va ensemble. Si la technologie est menée avec un esprit religieux, alors elle sera menée de façon juste et ne transformera pas l’être humain en machine vide. Si l’on est religieux sans religion, plus de conflits, plus de guerres au nom des religions, notre âme sera en paix ……L’enfer qu’on vit aujourd’hui dans le monde deviendra le paradis…

 

LIAO YI LIN DONNE UN ENSEIGNEMENT COMPLET SUR LE QI GONG,  LA MÉDITATION  ET LES MÉTHODES DE SOIN MTC DANS SON CENTRE LIAO CH'AN QI GONG :

71, RUE ROBESPIERRE  93100 MONTREUIL  métro ligne 1 SAINT MANDÉ ou métro ligne 9  ROBESPIERRE   ou RER   VINCENNES : 

 

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